Ce texte traite de la violence faite aux enfants, dans une forme métaphorique et pas directe avec choeurs d’adolescents, un conte.
Le texte est traité comme un conte et dans le conte, il y a le loup.
C’est un monologue. Un conte. Une partition sonore pour une actrice sur scène .
Elle se tient là, seule dans quel espace, on ne sait pas. Un espace sans bord, sans fond non plus. Elle semble perdue. Elle tente de parler. Les mots ne sortent pas. A qui s’adresse-t-elle, de quoi parle- t -elle, elle ne le sait pas non plus. Qui est elle ? Comment la définir ? Où va-t-elle nous mener cette voix, on ne sait pas, on se laisse guider par elle, et on s’aperçoit par petites touches que nous-mêmes faisons désormais parti de son espace désormais à cette fille-là.
C’est une pièce sur les mécanismes de silence, de sidération et de survie produits par l’expérience traumatique des violences faites aux enfants. A travers une voix qui hésite, se contredit et tourne en rond dans un espace indéfini, celui du plateau, le texte explore les conséquences de cette violence sur la parole. Elle met en scène le lent passage d’une parole empêchée vers une parole capable de rompre le cycle du silence.
Le spectacle s’intéresse au moment où la parole de cette enfant, longtemps empêchée, émerge. D’abord hésitante, fragmentaire, contradictoire, elle finit par trouver un chemin vers les autres.
La mise en scène s’appuie sur les ressources imaginaires et ludiques de l’enfance.
Face à l’angoisse, la fillette invente des règles. Elle construit des rituels. Ce qu’on appelle des rituels conjuratoires. Elle se rassure. Elle transforme l’espace autour d’elle. Ces actions s’inspirent des gestes que les enfants élaborent pour conjurer la peur et retrouver une forme de maîtrise. Le plateau devient le territoire mental d’une enfant qui tente de remettre de l’ordre dans un monde devenu menaçant.