Note d’intention
Aujourd’hui, après plusieurs diminutions successives, d’autant plus en cette période, et malgré un soutien constant de la ville d’Alfortville, ce qui reste des subventions publiques ne permet plus de couvrir les frais de maintenance, d’engager des dépenses d’investissement, ni à ma compagnie d’avoir une marge artistique consolidée pour réaliser ses créations.
Jusqu’à quand ?
La seule réponse que nous pouvons apporter est une réponse artistique.
Si nous regardons tous ceux qui sont passés au Théâtre-Studio artistes, compagnies… la liste est impressionnante.
Alors j’ai demandé un coup de main fraternel et de résistance.
À ceux pour qui le Théâtre-Studio a été un abri et un espace de création, ou non, simplement un espace à défendre.
Merci à eux d’être à nos côtés et de faire en sorte que le rêve continue à être possible.
Toutes les vies…
Toutes les vies, qui racontent tous ceux qui sont passés au Théâtre-Studio.
Toutes les vies que nous avons endossées à travers tous les rôles joués ici.
Toutes les vies qui seront racontées par ceux qui vont venir cette saison faire en sorte que les vies continuent.
Toutes les vies de celles et ceux qui nous accompagnent.
Toutes les vies toutes les vies toutes les vies.
Toutes les vies de celles et ceux qui sont venus s’asseoir, ne serait-ce qu’un instant au Théâtre-Studio.
Toutes les vies que nous avons rencontrées
Toutes les vies que nous voulons encore traverser.
Toutes les vies que nous voulons vivre.
Toutes ces vies pour sauver la nôtre.
Comme l’écrivait Heiner Müller, penser est fondamentalement coupable.
Pour cela il nous faut un abri, un foyer pour l’imaginaire… Il n’y a probablement rien de plus subversif…
Toutes les vies qui nous disent comme Edward Bond « La démocratie, ce n’est pas les autres, c’est toi »
« Si je suis ici, si nous sommes ici, c’est pour lutter contre l’inéluctable, l’inévitable le naturel et l’habitude.
Sinon pourquoi ? »
Antoine Vitez
Christian Benedetti