Ne joue pas fort, joue loin
Ne joue pas fort, joue loin
Aldo ROMANO
Michel Albertini
Ne joue pas fort, joue loin
Ne joue pas fort, joue loin
Aldo ROMANO
Michel Albertini
Du 23 au 27 novembre 2021, à 20h30

Ne joue pas fort, joue loin

Texte de Aldo ROMANO , d'après le livre Ne joue pas fort, joue loin.

Les souvenirs font ce qu’ils veulent avec le temps. Ce soir il va falloir se souvenir, se souvenir des lâchetés, des mensonges, des promesses du soir niées le lendemain matin. Parler de la fragilité, de la peur qui est là sans cesse. Parler de soi c’est parler d’un autre qu’on connaît si peu. Depuis tout môme j’écoute mon coeur, ce tic tac d’une pendule inexorable. Parfois je prend le poul des gens autour de moi, tant j’aimerais qu’ils aient la même obsession.

Pour ne pas être le seul. Pour ne pas être seul.

La musique me sauve. Le Jazz, c’est ce qui rend la musique plus intéressante que la musique. Je l’aime quand il est à son meilleur, car le jazz ne supporte aucune médiocrité ;

« Est-ce que j’ai du talent ? Est ce que ça vaut le coup de continuer ? Créer ou disparaître ?

Continuer à battre, à se battre. Au nom de quoi ? De la liberté ? La liberté c’est d’avoir une lime dans sa poche pour scier ses barreaux…

liberté ? La liberté c’est d’avoir une lime dans sa poche pour scier ses barreaux…

A propos du livre :

Comment faire pour écrire un livre dont on est le sujet, le personnage central ? J’ai beaucoup hésité avant de tenter de le savoir ; peut être ne le saurai-je jamais. Les souvenirs font ce qu’ils veulent avec le temps. Parler de soi, c’est parler d’un autre qu’on connaı̂t si peu. Il faudra bien passer par là , se souvenir aussi de choses qu’on voudrait oublier. Les lâchetés, les mensonges, l’égoı̈sme, les promesses du soir reniées le lendemain matin. On se donne le beau rôle quand on n’est le plus souvent qu’un cabotin. Alors, comment faire pour s’en sortir sans trop de dégâ ts ? Parler des rencontres, de la fragilité humaine, de la peur qui est là sans cesse. Peur de la mort. Peur de la vie. Depuis tout môme, j’écoute mon coeur, tic-tac d’une pendule inexorable. C’est une torture comme l’hyperacousie du héros de La Chute de la maison Usher d’Edgar Poe. J’ai tout essayé pour ne plus sentir cette pulsation qui ne me quitte pas. Mon cardiologue Palsky, psy, méditation, tranquillisants, rien n’y fait. A tel point qu’à certains moments je prends le pouls des gens autour de moi, j’aimerais qu’ils aient la même phobie, ne pas être le seul. Mais les gens n’écoutent pas leur coeur toute la journée, hein ? Il y en a sûrement, mais pas comme ça ! Thérapeutique sans pareille, la musique me sauve. Pour combien de temps encore ? 

Infos

Plein tarif : 20 €

Tarif réduit : 15 €
(étudiants, demandeurs d’emplois, seniors, intermittents)

Tarif réduit ++ : 10 €
(moins de 16 ans, bénéficiaires du RSA/RMI, habitants d’Alfortville)

Durée :
0 : 50

Textes : Aldo ROMANO

Distribution : Aldo ROMANO et Michel ALBERTINI

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