La guerre des pauvres
La guerre des pauvres

Korine Skin voit le jour en Janvier 2007 suite à la création de 4.48 Psychose de Sarah Kane mis en scène par Françoise Cousin, directrice artistique de la Cie, en avril 2006 au T.U à Nantes. Korine Skin a été monté pour répondre à des demandes de fonctionnalités administratives liées à la création de spectacles mais ne s’inscrit pas volontairement dans une histoire de vie de compagnie qui chercherait à vivre financièrement de manière pérenne de son activité. Françoise Cousin est avant tout comédienne et défend de l’idée d’une création libre et relevant de la pure nécessité dans son parcours de metteure en scène. Elle souhaite inscrire son travail de création / de porteuse de projet sous l’angle de la nécessité: ne créer que quand on a une nécessité, une urgence à dire et faire entendre un propos.

Korine Skin
Du 4 au 8 février 2020 à 20h30

La guerre des pauvres

D'après Eric Vuillard, mis en espace et en voix par Françoise Cousin

Performance lecture-concert

La Guerre des pauvres est un récit ponctué de discours critiques relatant l’insurrection paysanne qui
a eu lieu en Allemagne au XVIe siècle contre les puissants et les nantis et qu’on appella « le
soulèvement de l’homme ordinaire », et ce, en prenant un bref détour vers d’autres révoltes
similaires en Angleterre deux siècles plus tôt.
On suit la figure de Thomas Muntzer, prédicateur protestant radical qui va se faire le porte parole
des laissés-pour-compte et va par la religion, par la parole de Dieu -qu’il va rendre accessible en la
traduisant en Allemand- les rassembler, les fédérer, legitimer leur colère et deviendra chef religieux
des insurgés. L’insurrection sera durement réprimée, Muntzer décapité.
Mais l’Histoire n’est pas finie…

Plus universellement, La guerre des pauvres nous parle de l’histoire de l’émancipation, et nous
raconte que c’est une histoire en mouvement. C’est un mouvement en cours, qui marche en
circonvolution, qui n’est pas fini et ne se finira sans doute jamais.
La structure du texte, sa composition et la langue de l’auteur, tout dans La guerre des pauvres
s’organise pour rendre compte de ce mouvement , il y a là quelque chose de circulaire « et pourtant
ça recommence» / «ET CE N’EST PAS la fin de l’histoire» jusqu’au « Seul est souhaitable la
victoire. Je la raconterai. ».
Une bombe.
Ce récit me fait l’effet d’une bombe.

Infos

Plein tarif : 20 €

Tarif réduit : 15 €
(étudiants, demandeurs d’emplois, seniors, intermittents)

Tarif réduit ++ : 10 €
(moins de 16 ans, bénéficiaires du RSA/RMI, habitants d’Alfortville)

Durée :
1 : 15

Production : Korine Skin

Textes : Eric Vuillard

Mise en espace et en voix : Françoise Cousin

Compositeur interprête : Daniel Kowalski

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