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LE 20 NOVEMBRE

Norén / Zeff

6 - 18 avril


du lundi au vendredi à 20h30, les samedis à 15h30 et 19h30
relâche le lundi 13 avril

COMPAGNIE LA CAMARA OSCURA

texte Lars Norén
mise en scène Alexandre Zeff
avec Camille De Sablet
création lumière Sébastien Roman
création son Jean-Baptiste Droulers
costume Sylvie Barras



Le 20 novembre 2006, Sébastian Bosse, un jeune homme de 18 ans, commet un massacre dans son lycée à Emsdetten avant de se donner la mort. Il a préparé sa « petite révolution » avec ses « petits moyens » pendant deux ans. Il a" tout ce qu'il faut, le couteau, la ceinture de dynamite, des bombes fumigènes, des armes qu'on charge par le canon, le fusil, des munitions pour toute une ville". Il a tout planifié, tout filmé, tout noté dans son journal. Tout est prêt à être diffusé sur internet. C’est à partir de ce journal intime que Lars Noren écrit Le 20 Novembre.


« On ne choisit pas d’être révolutionnaire, on le devient par la force des choses» Gilles Deleuze


"Dans 1 heure et 12 minutes
Si ma montre ne déconne pas
Si aucune montre ne déconne
Là, ce sera l'heure
Mon heure"
Le 20 Novembre, Lars Norén


A partir de 14 ans
Durée: 1h

Voir un extrait ici...


Extraits de presse

Il est commode de décider que ce jeune garçon est fou, détraqué, différent, anormal. Il nous est pourtant plus proche qu'on ne veut bien l'admettre: il est l'un d'entre nous, il fait partie de notre société, avec un socle de valeurs, de références communes. Lars Noren partage avec le public la volonté de savoir ce qui a écarté celui-ci du groupe, ce qui le singularise au point de relayer cette colère d' "innocent", d' "homme-à-naître", et accuse: que propose-t-on aujourd'hui à la jeunesse en Occident ? Quel enfermement, quelle liberté, quel droit à la différence, quel rôle laisse-t-on aux jeunes qui ne soit celui de subir, d'obéir, de consommer ?
Le metteur en scène Alexandre Zeff se propose de restituer autant la violence et le choc du fait divers que la détresse et le désespoir profond de vivre dans une époque qui leur paraît vide de sens. Il choisit une jeune femme, Camille de Sablet pour incarner Sébastian Bosse comme s'il suggérait qu'il faut se méfier de l'eau qui dort, que cette violence parcourt l'échine de nos sociétés et peut surgir sous tous les masques. Camille de Sablet semble littéralement habitée par son personnage. Fougueuse, hargneuse, candide, elle installe un dialogue avec le public. Investie de tout son corps elle réussit à nous ébranler, à bousculer nos consciences léthargiques.
Sandrine Gaillard ● Froggy Delight


Camille de Sablet réalise une véritable performance en interprétant de façon étonnante le personnage complexe de Sebastian Bosse. La mise en scène d’Alexandre Zeff est magistrale. Elle nous conduit dans les abimes de la folie meurtrière de ce tueur assis sur le ciment d’un populisme dévoyé. Ce spectacle est un pur électrochoc qui explore les faiblesses de nos démocraties face aux dérives sociétales créant parfois une vengeance monstrueuse.
Laurent Schteiner ● Théâtres.com



Production La Camara Oscura
LABEL de Rue du Conservatoire

Un évènement en partenariat avec Théâtre On Line et ScèneWeb.

Documentation